Le pissenlit comme symbole du processus thérapeutique

 

Des images de pissenlit se trouvent partout sur mon site, mes cartes de visites ou encore sur ma nouvelle page Facebook pro, mais pourquoi donc ?

 
Si j’ai choisi le pissenlit pour illustrer ma démarche de thérapeute, ce n’est sûrement pas à cause de son nom. 

 

J’aime la langue française, qui n'est pas ma langue maternelle... J’aime sa sonorité, ses liaisons, son ambiguïté et même sa grammaire qui nécessite d’apprendre les exceptions avant de connaître la règle. C’est une langue mélodieuse, mais il y a quelques mots qui me chiffonnent et qui me crispent par leur dissonance entre signification et sonorité (il doit y avoir un mot savant pour ça que je ne connais pas…ou alors il faudrait l’inventer ! ). Prenez par exemple le mot « crépuscule » qui me fait invariablement penser à une maladie dermatologique… mais dans la même catégorie, il y a le « pissenlit » qui réduit cette jolie plante à un diurétique qui risque de vous faire lever en pleine nuit… pauvre fleur mal aimée. Moi j’aime les pissenlits et je l’assume !

 

Nan, ce n’est définitivement pas pour son nom que j’aime cette fleur, en tout cas en français, car finalement j’aime bien le dandylion anglais, très visuel, où vous imaginez aisément un lion un peu coquet se dandiner avec une fière allure ou le Löwenzahn allemand, que l’on peut littéralement traduire par dent de lion et qui met en avant ses attributs de fierté et de courage.

 

La tête jaune radieuse du pissenlit annonce la fin de l’hiver et le retour du soleil et de la lumière ! Quelle joie simple d’apercevoir ces premiers messagers du printemps, souvent accompagnés de leurs petites cousines les pâquerettes… encore une fleur qui porte mal son nom. Décidément, la France est un pays d’élitistes qui n’aiment que les roses ;-)

 

Le pissenlit symbolise le pouvoir de se transformer. 

 

Fleur tenace, car elle arrive à pousser aussi bien dans des jolis prés que dans les endroits les plus inhospitaliers… bitume craquelé, terrain vague, interstices entre deux blocs de béton… et cette ténacité me plaît. C’est bien utile d’être tenace des fois, cela permet de ne pas baisser les bras face aux défis de la vie !

 

Grâce à ses racines profondément ancrées, le pissenlit peut monter et s’aligner pour garder sa tête haute. Jeune, sa tête jaune et victorieuse se transforme ensuite en boule argentée faite d’une multitude de petites étoiles… des étoiles envolées par une brise légère, qui se déposeront sur la terre pour pousser à leur tour. Il me semble que cela illustre bien tout le cycle de changement intérieur qui se déroule lors d’une thérapie : enracinement, élévation, transformation, alignement et l’ensemencement qui rime avec commencement. 

 

Et avez-vous déjà observé le processus d’évolution de la joyeuse tête jaune en élégante boule aérienne ? Cela passe presque inaperçu, comme par magie ! Et cette boule plumeuse, poétique, légère et gracieuse réveille ma petite fille intérieure qui n’a qu’une seule envie : souffler dessus pour observer les minuscules parachutes s’auto-semer…ou puis-je dire « s’auto-s’aimer » ?

 
Voilà l’objectif qui me tient à coeur dans tous mes accompagnements thérapeutiques : accompagner pour s’aimer soi-même avec ses blessures, ses erreurs, ses zones d’ombres, ses vulnérabilités, ses peurs et tout leur cortège. 

 

S’aimer suffisamment pour s’accepter complètement. S’aimer inconditionnellement pour se donner la priorité, pour « être » tout simplement avant de « faire ». Et le plus souvent cela passe par l’accueil de son enfant intérieur avec toutes ses blessures, mais aussi avec son élan de vie, sa spontanéité et sa créativité. Et quand je souffle sur un pissenlit, j’ai de nouveau neuf ans, je porte un t-shirt jaune avec des petites cerises imprimées dessus, ma frange n’est pas bien droite mais mes yeux pétillent.

 

Et ces petits parachutes, ces petites étoiles qui se posent sur la terre vont pousser à leur tour, se démultiplier encore et encore… pour permettre à d’autres petit.e.s garçons et filles de joyeusement souffler dessus.

 

Cette simplicité apparente cache profondeur et complexité.

 

Je m’arrête dans mes éloges, mais lorsque vous regarderez maintenant un pissenlit, vous le regarderez peut-être d’un autre oeil. Je vous propose alors de vous connecter à votre enfant intérieur, de prendre une grande inspiration pour souffler dessus tout en faisant un voeu.

écrit en avril 2020 par Simone

Et si les thérapeutes étaient un peu des sportifs de haut niveau ?

 

Quand je suivais ma formation pour devenir sophro-analyste et que je me projetais dans ma vie future de thérapeute, un grand sourire aux lèvres, je m’imaginais travailler 5 jours sur 7 de 9 heures du matin jusqu’à 18 heures le soir… c’est ce que je connaissais de ma vie de salariée, c’était facile à transposer.

 

Dans mes coûts fixes, je comptais le loyer, un peu de papier, des stylos, quelques supervisions dans l’année et peut-être une formation de temps à autre, mais le plus gros investissement était derrière moi. Tout cela me semblait idéal, cela me rassurait de ne pas avoir d’outil de travail à entretenir. Pas besoin de machine, pas de stocks à gérer, pas de matériel de haute technologie fragile nécessitant l’intervention coûteuse d’un expert.

Aujourd’hui, en y repensant, je souris intérieurement. Je souris de ma naïveté, je souris un peu moins du manque de préparation à la réalité que j’allais découvrir. J’étais loin du compte, à tous points de vue, je n’avais pas encore compris l’essentiel : je suis mon outil de travail, je suis cette machine de haute technologie fragile nécessitant un grand entretien régulier.

 

Lorsque je suis en séance, j’offre mon attention, mon écoute, ma présence entière et totale. A chaque séance. C’est le minimum. Du coup, quand vous payez une séance, vous contribuez à mon salaire, aux frais fixes, aux taxes et contributions sociales, mais il y a aussi une partie qui va servir à prendre soin de mon outil de travail, autrement dit de moi. Je prends soin de vous et vous prenez soin de moi, c’est joli, n’est-ce pas ?

 

Dans les autres coûts variables il y a aussi les formations. J’avoue que j’adore participer à des formations… pour casser la routine, pour rencontrer d’autres thérapeutes et échanger avec eux, pour gagner en confiance en moi sur des sujets sur lesquels je me sens moins outillée, pour stimuler ma réflexion, bref, pour améliorer mon accompagnement. C’est un investissement en continu pour rester connectée aux évolutions de la pratique, toujours avec l’intention de pouvoir offrir du sur-mesure en cabinet.

 
Mais la connaissance ne suffit pas, je dois aussi m'occuper de mon corps et de mon âme. Pour prendre soin de vous, je dois d’abord prendre soin de moi. Aujourd’hui, cela me semble évident. C’est pourquoi je pratique le yoga et le pilates, je viens travailler à vélo en prenant le chemin le plus ressourçant et non le plus court, je me vide la tête, je respire, je recharge mes batteries pour être en top forme pour vous. Et tout cela a un coût. Bien sûr, cela ne coûte rien d’aller dans la nature pour me ressourcer auprès des arbres et la terre, mais cela demande du temps. Et le temps c’est de l’argent, c’est quelque chose qu’on apprend très vite quand on travaille en libéral. Adieu les congés payés ;-)

 

Une amie thérapeute me disait une fois que nous étions un peu des sportifs de haut niveau, qui, pour rester performants, avaient besoin d’une bonne équipe autour d’eux. Dans mon équipe de soutien il y a des ostéopathes, des naturopathes, des énergéticiennes et des sophro-analystes pour m’aider à rester au top de ma forme. Pour m’aider aussi à me nettoyer quand j’ai trop pris du malheur des autres dans mon cabinet. Et oui, je ne suis pas une thérapeute qui dort paisiblement derrière ses dossiers pendant que je vous laisse parler dans le vide. Quand vous descendez dans la grotte du lion pour affronter vos peurs et traumas, je retrousse mes manches comme vous, et je tiens la lampe pour vous éclairer et vous sécuriser, et parfois, cela m’arrive d’être affectée, touchée, disons que cela fait partie des risques du métier.

 

Alors, me diriez-vous, comment faire cela 5 jours sur 7 ? Eh bien, ce n’est pas possible. J’ai beau tourner la question dans ma tête, cela me semble impossible d’accompagner comme je le fais 5 jours sur 7, du matin jusqu’au soir en étant présente et non en faisant acte de présence. J’ai décidé de privilégier la qualité à la quantité. Je ne travaille plus à temps complet, je suis au cabinet entre 3 et 4 jours par semaine et le reste du temps, je prends soin de moi, de mon corps, de ma famille aussi, parce que la clé de réussite dans tout cela c’est de trouver le bon équilibre. Cela nécessite du temps mais aussi de l’argent.

 

C’est pour toutes ces raisons que j’ai demandé à Philippe Geffroy, coach aux multiples talents, de m’accompagner sur mon rapport à l’argent dans le cadre professionnel. Je savais quelle valeur j’accordais à mes séances de thérapie, mais je rencontrais des difficultés pour aligner mes tarifs en fonction. Son accompagnement m’a grandement aidé à devenir plus consciente de mes croyances limitantes sur l’argent, le travail et ma valeur pour les dépasser. Cela m’a permis d’assumer pleinement mes choix de tarification et de durée de séances. Le soulagement que je ressens depuis m’a donné envie de continuer à creuser cette thématique passionnante, pour rendre mon rapport à l’argent encore plus léger et plus joyeux.

 
Et vous, que mettez vous dans le prix d’une séance de thérapie ou de coaching ?
Que vous soyez un.e professionnel.le de l’accompagnement ou non, votre avis m’intéresse.

écrit en février 2020 par Simone

©Tous droits réservés à Simone Buche 2015 - N° SIRET 82231814300010